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Les capteurs à l’honneur à Paris en septembre


Le congrès Eurosensors rassemble la fine fleur du domaine des capteurs, universitaires et industriels. L’occasion de faire le point sur un secteur en plein essor, sur lequel l’institut Carnot M.I.N.E.S. mène de nombreuses recherches.

 

Eurosensors

 

De la science aux applications, l'institut Carnot M.I.N.E.S active la chaîne de valeur des Capteurs

Trente ans déjà qu’a eu lieu le premier congrès Eurosensors. L’édition 2017 aura lieu à Paris, du 3 au 6 septembre. Rassemblant 500  universitaires et des industriels, ce congrès vise à faire le point sur les dernières avancées en matière de capteurs, actionneurs, microsystèmes et nanosystèmes. Les participants aborderont tous les thèmes en liaison avec ce sujet : capteurs physiques et chimiques, biocapteurs, microfluidique, traitement des données issues des capteurs,  électronique imprimée flexible, etc. Et l’institut Carnot M.I.N.E.S participe activement à cette conférence, financièrement et scientifiquement. 
« Les sujets traités iront du plus fondamental – par exemple les matériaux qui interagissent avec les espèces à analyser – jusqu’aux applications, indique Christophe Pijolat, responsable scientifique de l’événement. Et ces applications sont nombreuses : en automobile, tout d’abord, où les voitures sont de plus en plus bardées de capteurs pour aider les conducteurs, réduire les consommations de carburant ou diminuer la pollution. Dans le domaine de l’environnement, les capteurs servent à surveiller les polluants tels que le monoxyde de carbone, les oxydes d’azote ou les particules. Les écoles des Mines d'Alès, de Saint-Etienne ou encore l'IMT Lille Douai sont particulièrement en pointe sur ces questions de pollution.


Le domaine de la santé voit émerger quantité de capteurs biologiques, pour mesurer facilement et éventuellement télétransmettre des paramètres médicaux, dans le cadre des soins à domicile. Les nez électroniques, composés de capteurs permettant de repérer certaines molécules en très faible quantité, intéressent particulièrement l’industrie agroalimentaire, mais aussi le domaine médical : on envisage même de détecter certains cancers grâce à la présence de marqueurs spécifiques dans l’haleine. Plus futuriste encore, l’école des Mines de Saint-Etienne à Gardanne travaille ainsi sur des capteurs biologiques pour suivre des informations au sein même du cerveau.

De l’optimisation des flux de marchandise à la robotique

Le secteur industriel n’est pas en reste : le contrôle et l’automatisation des procédés, l’optimisation des flux de marchandise, le contrôle qualité, et bien-sûr la robotique : tout cela requiert toujours davantage de capteurs, notamment optiques. MINES ParisTech est de son côté particulièrement impliquée dans ce domaine de la robotique. Les capteurs constituent un maillon essentiel des futures usines numériques en liaison avec le plan général de modernisation de l’industrie (« Industrie 4.0 »). L’institut Carnot M.I.N.E.S, en s’appuyant sur l’ensemble de ces centres de recherche, et fort de ses nombreux partenariats industriels, apparait comme un acteur majeur pour ces futurs challenges.
Les enjeux sont colossaux : d’après une étude publiée par le groupe américain Allied Market Research, le marché des capteurs le marché des capteurs devrait croître de plus de 11% par an d’ici 2022, pour atteindre 241 milliards de dollars (210 milliards d’euros). De nouveaux secteurs font appel aux capteurs, par exemple la fabrication additive (l’impression 3D) qui nécessite de nombreux capteurs pour contrôler par exemple la taille des poudres.

Aux côtés des industriels pour relever les défis technico-économiques

Mais finalement, est-ce encore nécessaire de développer de nouveaux capteurs, étant donné que ceux-ci ont déjà investi tant de secteurs ? « Il reste beaucoup à faire, précise Christophe Pijolat. Les objets connectés doivent intégrer de nombreux capteurs, notamment pour les applications en santé et en environnement. Les deux défis principaux sont la miniaturisation et la réduction des consommations, qui passent par d’importants développements en micro-électronique. Coté capteurs chimiques, nous cherchons encore à mesurer des concentrations de particules ou de polluants gazeux à l’intérieur même des pots d’échappement. C’est ce que nous développons à l’Ecole des Mines de Saint-Étienne, où nous nous sommes spécialisés sur les questions d’énergie et de pollution. Mais on se heurte à de problèmes de durabilité et de fiabilité à long terme dans ces conditions de fonctionnement très agressives. Parfois, on trouve des solutions techniques, qui restent actuellement trop coûteuses pour les automobiles mais qui sont très proches d’aboutir pour les poids-lourds » 
Les défis ne sont donc pas seulement techniques, mais technico-économiques. C’est pourquoi des congrès rassemblant les chercheurs et les industriels sont si importants.

 

Pour aller plus loin

> Visitez le site web Eurosensors : www.eurosensors2017.eu
> Contactez :
Christophe Pijolat, responsable scientifique du congrès Eurosensors et représentant scientifique du domaine des "Capteurs" à l'institut Carnot M.I.N.E.S 
Jean-Clément Guisiano, responsable Soutien à l’Innovation & Développement d'ARMINES


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